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Aime Ange Wilfrid Bininga, Ministre de la justice et des droits humains répond à l'ouvrage du Docteur Kounkou sur "Le génocide des Laris au Congo".

La vidéo correspond à une conférence de presse officielle donnée par le ministre de la Justice du Congo-Brazzaville, entièrement consacrée à critiquer et discréditer l’ouvrage du Docteur Dominique Kounkou : « Le génocide des Laris au Congo ».


Pendant six minutes, le ministre concentre son discours exclusivement sur cet ouvrage, sur son auteur, et sur les accusations graves formulées dans le livre.


Le ministre affirme que le livre de Dominique Kounkou serait mensonger, calomnieux et destiné à « manipuler l’opinion internationale ».


Il tente de remettre en cause la crédibilité de l’auteur, critique sa démarche et qualifie les accusations de génocide de fabrications politiques. Ce ton vindicatif, personnel et insistant montre l’impact profond de l’ouvrage sur le pouvoir congolais.


Cette réaction publique, inhabituelle et disproportionnée, illustre deux points essentiels : le premier est que Dominique Kounkou est perçu comme un opposant majeur par le régime. Le gouvernement juge nécessaire de mobiliser un ministre pour attaquer directement son travail, signe que son livre a touché un point extrêmement sensible.


Le second est que la dénonciation du génocide des Laris dérange au sommet de l’État.


Le ministre s’efforce de nier les exactions évoquées par l’auteur, alors que des ONG internationales, des observateurs extérieurs et même des instances onusiennes ont déjà alerté sur les violences systématiques contre les populations.


Le simple fait qu’une conférence de presse institutionnelle soit entièrement consacrée à lui montre que Dominique Kounkou n’est pas seulement un intellectuel critique, mais un homme dont la parole dérange suffisamment le pouvoir pour susciter une riposte publique et violente.


Cette vidéo confirme sa position de figure d’opposition politique, dont les écrits et prises de parole ont mis en lumière des réalités que le régime souhaitait garder sous silence. Elle confirme aussi la tension persistante entre son travail de dénonciation et les intérêts du gouvernement de Brazzaville.





 
 
 

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